Les TâCos de Thucydide et de Rameau

Banque de tâches complexes pour l'histoire-géographie-emc et pour les arts. Site animé par L. Fillion et O. Quinet pour l'Histoire géographie emc et N. Olivier pour les arts. Les travaux que vous trouverez ici ont été réalisés par et pour les professeurs. Contacts : oquinet@histgeo-rostand.net / laurentfillion@gmail.com

TaCo : Reporter spécialiste des migrations

L’actualité regorge d’exemples permettant de se prendre pour Maryline Baumard quand on est un élève. Voici une TaCo a réaliser en EdC d’ouverture sur les mobilités humaines en 4è

Un grand magazine de géographie vient de te nommer à la tête de ses pages migrations. Le rédacteur en chef veut coller à l’actualité, il te demande de mettre toute ton équipe sur le sujet :

Les migrations clandestines en Méditerranée.

Ce reportage devra suivre ces critères :

_une double page recto

_une carte illustrant le sujet (fond de carte ci-dessous)

_deux autres illustrations prises soit dans le corpus proposé, soit au choix (dessin, photographies, infographies…) impérativement légendées et citant la source

_1 à 2 articles rédigés à la main

_Attention, tu n’as que trois heures pour que ton équipe et toi-même soyez prêts et le rédacteur en chef n’attendra pas plus longtemps !

 

Ton équipe a préparé un dossier documentaire et vous vous retrouvez tous en salle de projection pour visionner les reportages avant de lire les autres documents du dossier

 

Vous vous rappelez que pour bien retenir les informations des reportages, vous devez prendre des notes sous la forme d’une carte mentale (CQQCOQP), une pour chacun des reportages

 

Vidéos :

http://www.lemonde.fr/europeennes-2014/video/2014/05/09/comprendre-l-immigration-clandestine-en-une-carte_4414378_4350146.html?xtmc=comprendre_l_immigration_clandestine_en_une_carte&xtcr=7

Le capitaine du port de Corigliano au secours des naufragés de l’« Ezadeen »

Le Monde.fr | 04.01.2015 à 00h31 • Mis à jour le 04.01.2015 à 11h30 | Par Maryline Baumard

C’est son premier bateau de migrants. Francesco Perroti, le capitaine du port de Corigliano, une petite ville calabraise, craint fort que l’Ezadeen ne soit que le premier d’une longue série. C’est sous sa surveillance que sont descendus un à un, vendredi 2 janvier tard, les 359 naufragés de l’Ezadeen, un navire rempli de migrants, battant pavillon sierra-léonais.

« Nous avons su une quinzaine d’heures avant son arrivée, que sa destination finale serait notre port », rappelle le militaire. Durant ces 15 heures, il a joué l’homme-orchestre, avec la préfecture, pour préparer l’accueil de ces naufragés de la vie. « Il fallait que nous puissions offrir une assistance médicale, de la nourriture, des bus pour les acheminer le plus rapidement possible vers les centres d’hébergement », rappelle le capitaine de frégate. Bien sûr, tout s’est mis en place sous les ordres du préfet, mais en tant que responsable du lieu, Francesco Perroti a été très étroitement associé.

Lui aussi a vu ces visages émaciés, les traits tirés par la fatigue, la faim, le froid et la peur. Le lot commun du migrant qui passe onze jours dans les cales d’un navire habilité au seul transport de bétail. Comme le militaire préfère les faits aux commentaires, il s’accroche à ses chiffres. « Il y avait 255 hommes, 42 femmes dont trois étaient enceintes et 62 mineurs », rappelle-t-il presque chirurgicalement. Pour eux, les bus ont démarré très vite, partant vers d’autres régions d’Italie. Des places avaient été trouvées en Campanie, Lombardie et en Emilie Romagne. Seuls 94 ont été installés en Calabre ; 60 à Catanzaro, 34 à Crotone. « Il n’y avait rien ici pour les recevoir », fait valoir une passante interrogée en centre-ville, et qui a suivi de près « les péripéties de ces gens ».

DES CONDITIONS DE TRAVERSÉE INDÉCENTES

L’Italie a déjà dû faire face, dans la province voisine des Pouilles à l’arrivée de plus de 900 autres clandestins quelques jours auparavant. Croix Rouge et Protection civile se sont relayées pendant quatre jours, pour installer le mieux possible ces personnes traumatisées par un voyage dans des conditions innommables. Là encore, des places en hébergement ont été trouvées un peu partout dans le pays.

Pour les passagers de l’Ezadeen, la traversée n’a pas été une sinécure depuis la Turquie. Aux privations en nourriture et eau, aux conditions indécentes, s’ajoute l’abandon de la barre par l’équipage. Le nom de ce navire a ainsi surgi jeudi soir dans l’actualité. Le 1er janvier au soir, les garde-côtes de permanence à Corigliano ont reçu un SOS. Une femme, passagère du cargo leur demandait de l’aide. L’embarcation dérivait, moteurs arrêtés dans la forte tempête qui balayait alors la Méditerranée depuis quelques jours.

La capitainerie a rerouté le message et une frégate islandaise, en patrouille à proximité pour Frontex, la mission européenne de surveillance des frontières, s’est approchée du bateau. Faute de pouvoir l’accoster, trois médecins et trois marins y ont été hélitreuillés. Très vite, il est apparu que les réservoirs étaient vides. Tout simplement.

« Vu les circonstances et l’état du bateau, une de mes deux frégates a été dépêchée sur place, avec une autre embarcation des gardes-côtes de Crotone, à 100 kilomètres au sud. Elles sont restées près du navire jusqu’à ce qu’il soit arrivé à bon port », rapporte le capitaine. « Il est de notre mission de protéger les vies. Ce bateau était en situation critique. Imaginez que quelqu’un tombe à la mer », ajoute le militaire.

 

LES MEILLEURS ALLIÉS DES PLUS FRAGILES

Les 80 hommes qu’il dirige font ce métier pour porter secours. Samedi, après une nuit écourtée, les permanenciers étaient présents dans le bâtiment préfabriqué, fidèles au poste. Si l’on n’est plus dans la mythologie du garde-côte avec ses longues-vues, scrutant l’horizon, le fonctionnaire italien reste le meilleur garant de la sécurité des passagers de la mer. C’est un militaire qui a pour mission première de surveiller les usages « civils » de l’océan.

L’an dernier, ce corps – créé il y a 150 ans – a porté secours à 150 000 migrants. Ce sont les meilleurs alliés des plus fragiles. Ils pensent d’abord sauvetage avant de faire la fine bouche si le sauvé n’a pas le visa. En revanche, l’Europe et son bras armé Frontex n’a pas la même approche, même si elle respecte, elle aussi, le code de la navigation, qui impose de porter assistance, sa mission première reste la surveillance des frontières.[…]

L’Ezadeen, navire de 73 mètres de long immatriculé en Sierra Leone et destiné au transport des animaux, est entré dans le port calabrais de Corigliano, au sud de l’Italie, aux alentours de 23 heures (heure locale).

Crédits REUTERS

Parmi les passagers du cargo, des hommes, des femmes, mais aussi des enfants.

Crédits : AFP/ALFONSO DI VINCENZO

 

Tunisie numérique, photographie illustrant un article intitulé Italie – Immigration clandestine: Découverte de 30 cadavres dans une barque au large de la Sicile du 30 juin 2014

 

Sur la carte, vous devrez illustrer le sujet : les migrations clandestines en Méditerranée à partir des flux (flèches des trajets), des pays d’arrivée, de départ et de transit (de passage)

N’oubliez pas la légende, la nomenclature (les noms de villes, pays…)

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Cette entrée a été publiée le 17/01/2015 par dans Géographie 4e, Quatrième.
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