Les TâCos de Thucydide et de Rameau

Banque de tâches complexes pour l'histoire-géographie-emc et pour les arts. Site animé par L. Fillion et O. Quinet pour l'Histoire géographie emc et N. Olivier pour les arts. Les travaux que vous trouverez ici ont été réalisés par et pour les professeurs. Contacts : oquinet@histgeo-rostand.net / laurentfillion@gmail.com

Tâches complexes en histoire géographie

La tâche complexe peut être indifféremment proposée en collège comme au lycée. Elle s’inscrit dans la constrution des compétences fondamentales qui apparaissent dans les programmes et le Socle commun.
Certains exercices pratiqués dans nos disciplines peuvent être, en soi, des tâches complexes : composition, croquis, cartes mentales…

Le principe de la tâche complexe

La tâche complexe laisse toute sa place à l’expression et au développement de l‘autonomie et de l’esprit d’initiative chez les élèves.

Une tâche complexe fait appel, pour chaque élève, à :
– des ressources internes : connaissances, capacités ou attitudes
– des ressources externes : fournies par le professeur (fourniture de ressources et/ou accès à internet, dictionnaires, encyclopédies, manuels…)
Ces ressources peuvent être disciplinaires ou non.
La tâche complexe s’inscrit totalement dans la construction de compétences : mobilisation et combinaison de connaissances, capacités et attitudes, dans un cadre nouveau, inédit.

Comment construire et proposer une tâche complexe

L’élève est placé dans une situation de travail qui l’amène à CHOISIR la voie qui lui permettra de résoudre la tâche demandée : cela signifie qu’il n’y a donc pas de réponse unique, ni dans sa forme, ni sur le fond, mais plutôt un faisceau de solutions.

La consigne de travail doit :
– être large mais précise ; complexe ne signifie pas compliqué.
– susciter la curiosité, l’intérêt : sous la forme d’un défi à relever, d’une enquête à mener.
On ne donnera aucune indication en termes de procédure (après avoir présenté…). On ne proposera pas de série de questions qui n’aboutissent qu’à la juxtaposition de tâches simples.

La forme du rendu final n’est pas nécessairement donnée, selon les tâches complexes proposées. Ainsi, l’élève est libre de choisir la forme qui lui semblera la plus adéquate et celle dans laquelle il se sentira le plus  l’aise : texte, schéma fléché ou carte mentale, croquis, etc.

Au delà de ses ressources internes, l’élève prend appui sur des ressources externes fournies par le professeur : lien vers des sites ou plus largement accès à internet, dossier documentaire papier ou numérique, cahier de cours, manuel, etc. Ces ressources sont livrées sans questionnement propre.

Le professeur est placé en situation d’accompagnement ; il observe le travail de l’élève ou des groupes d’élèves.
Il peut proposer à ceux qui en ont besoin les aides les plus adaptées : aides méthodologiques ou procédurales, aides cognitives. Cela suppose de bâtir une « boite à outils » en amont : chaque aide contribue à lever les types de freins qui se présentent. L’objectif est de permettre à l’élève de réussir à réaliser la tâche (qui, lorsque des aides sont fournies, n’est alors plus une tâche complexe).

L’évaluation de la tâche complexe

La tâche complexe permet l’évaluation d’une série de capacités qui sont identifiées en amont, lors de la construction de la tâche : compréhension et respect des consignes, capacité à mobiliser les ressources les plus pertinentes, maîtrise de la langue, qualité du raisonnement élaboré, capacité à communiquer etc.
Il est possible de proposer aux élèves une auto-évaluation.
L’évaluation de la tâche complexe est une évaluation positive : elle vise à identifier ce que l’élève a su faire. On ne fera donc pas la liste des connaissances attendues puisque l’élève est laissé libre de choisir les éléments qu’il retient ; on évaluera la pertinence du raisonnement (construction, justification par un appui sur des connaissances précises…) et la capacité de l’élève à communiquer le résultat de son travail.
Elle vise à conforter la confiance en soi des élèves, à développer l’idée que l’on peut prendre des risques, tenter, essayer et que l’erreur est constructive.

Quand proposer des tâches complexes

Deux situations semblent plus pertinentes :
– en amont, lors de l’entrée dans une question ; à la manière de l’étude de cas (qui peut être conduite sous la forme d’une tâche complexe), elle est alors inscrite dans une démarche inductive.
– en aval, lors d’une évaluation, en fin de partie ou de chapitre pour permettre à l’élève de réinvestir les acquis construits. Toutefois, on ne conduira d’évaluation sous cette forme qu’à la condition que les élèves aient déjà pratiqué des tâches complexes auparavant (l’évaluation n’est pas un piège).

http://disciplines.ac-bordeaux.fr/histoire-geo/?id_category=27

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Cette entrée a été publiée le 22/04/2013 par dans à propos des tâches complexes, et est taguée , .
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